Toréadors

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Non à l’agrément !

Texte de la Coordination InterLuttants 59-62

Le gouvernement s’apprête à ratifier la convention d’assurance chômage négociée contre les intermittents, les intérimaires et les chômeurs en toute déloyauté.

img_2293Ce nouvel accord réduit encore les droits des plus fragiles pour, nous dit-on, faire des économies parce que les chômeurs coûtent trop cher.

Il faut donc trouver un moyen de les faire payer :

leur faire payer le fait qu’en France 6 chômeurs sur 10 ne sont pas indemnisés.
leur faire payer les 9 millions de pauvres, travailleurs ou non,
leur faire payer la situation de chômage de masse avec près de 6 millions de privés d’emploi.

 

Ce texte fait porter sur les seuls intermittents, intérimaires et chômeurs les 2 milliards d’économie en 3 ans que le gouvernement demande au régime d’assurance chômage.

Pourtant, malgré les chiffres catastrophiques du chômage, le montant global des cotisations est souvent supérieur aux indemnités versées.

Alors pourquoi le Medef prend-il pour cibles les intermittents, si peu nombreux et les intérimaires, si précaires ?

Parce que les annexes 4, 8 et 10 de l’assurance-chômage faisaient partie des rares dispositifs de protection sociale pensés pour l’emploi discontinu. Aujourd’hui, 86% des embauches se font en CDD, il y a des millions de salariés pauvres ou à temps partiel. Le Medef ne veut pas que le régime des intermittents du spectacle ou des intérimaires servent de modèle aux autres : il s’agit d’empêcher à tout prix les précaires de réclamer
des droits sociaux en échange de l’hyper-flexibilité voulue par leurs employeurs.

drac 17 juin

Attention !

Cette volonté de partenariat du gouvernement avec le MEDEF est un massacre.

Cet accord va aggraver dangereusement la situation de tous ceux qui vivent la précarité au quotidien.

Nous ne laisserons pas faire cette immense casse sociale !

Nous avons bien conscience que beaucoup de professions sont en danger, pas seulement les nôtres et nous affirmons notre totale solidarité.

Avant d’arriver au pouvoir, tous les membres du gouvernement soutenaient nos propositions, nous voulons simplement que les actes suivent les paroles, François Rebsamen qui nous défendait juste avant de devenir
ministre du travail, passe son temps sur les plateaux de télévision pour dire et répéter qu’il va agréer cet accord inacceptable mais l’idée de savoir si cet accord a du sens ne l’atteint pas, la communication du ministre autour de l’accord est plus importante qu’une réflexion approfondie et concertée sur l’assurance chômage des Français.

Est-ce là le sens de la politique française aujourd’hui, de la communication sans fond ?

Le régime des intermittents est attaqué, régulièrement. À chaque fois, on nous explique que les annexes 8 et 10 sont sauvées, mais à chaque fois, le régime spécifique des intermittents est comme un corps à qui on arracherait les membres un par un. Il ne reste bientôt plus qu’un tronc culturel sans vie.

Dans le contexte politique d’austérité, les budgets de la Culture sont comme beaucoup d’autres soumis à des coupes drastiques.

La colère, le désespoir, mais surtout la détermination vont entraîner des mobilisations dans tous les festivals d’été.

Les salariés permanents et intermittents du Festival le Printemps des comédiens de Montpellier sont en grève depuis plusieurs jours, rejoints par l’opéra de Montpellier, le théâtre national de Toulouse, les équipes
de tournage à Marseille, un autre festival à Strasbourg, des compagnies de la région, Besançon, Thionville…

Il est délicat et déchirant d’annuler une représentation, un festival, c’est violent. Mais cette violence n’est qu’une répercussion des choix d’une société injuste et donc violente orchestré aujourd’hui par un gouverne-
ment socialiste.

Il y a eu une tentative concrète de faire de la politique au sens fort du terme. Un comité de suivi composé de députés, de sénateurs de gauche, du centre, de droite, des sociologues, des économistes, des représentants des différents métiers de la culture se sont réunis pour discuter, échanger, proposer un fonctionnement plus équitable et ces propositions établies, réfléchies, validées par ces vrais représentants sont moins coûteuses et plus justes.

Aucune de ces propositions n’a été lue, prise en compte dans l’accord du 22 mars. Nous y voyons donc du mépris pour la démocratie.

Alors vous, élus de ce territoire sur lequel vous communiquez et rappelez souvent son âme de combat social, ayez le courage de nous soutenir, de nous défendre tant dans votre rôle de député, président de région, sénateur, maire, élu en vous faisant relais auprès de l’assemblée, du Sénat et des instances gouvernementales

 

Nous demandons votre soutien, signez la pétition.

Déjà une centaine de députés et sénateurs l’ont écrit au gouvernement, il faut que vous soyez encore plus nombreux.

Restons debout, agissons pour une société plus juste, ce que nous demandons nous le demandons pour tous.

Agissons, luttons et résistons, maintenant, avant que notre été ne soit complètement noir.

Texte de la Coordination InterLuttants 59-62

 

Liens utiles :

Le blog de la coordination des Interluttants 59-62

La page Facebook des Interluttants 59-62 

Le Twitter des Interluttants 59-62 

Une liste d’infos sur la lutte des intermittents 

La CIP-IDF 

« Quelle indemnisation chômage pour les intermittents du spectacle ? Modélisation et évaluation d’un régime alternatif »

Signer la pétition 

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